Au 13° siècle, une varenne était un domaine de chasse réservé, puis est devenu une terre inculte où l’on faisait paître le bétail. Il existe diverses variantes phonétiques, issues du « germanique », mais aussi du « gaulois » varros (poteau). Cet étymon pourrait expliquer le mot « varennes » dans le domaine d’Oc, sans influence germanique.
Durant « l’Ancien Régime », mode de gouvernement basé sur la monarchie, la terre des Varennes, qui appartenait au Comte de Foix, Gaston Fébus, lui avait été confiquée par le Roi Charles VI à l’occasion de sa succession. A cette époque, la saisie, par le Roi de la « maison du seigneur fortifiée » appelée « fortulatum » se faisait en clouant sur la porte une fleur de lys, symbole de la royauté.
Le 26 février 1398, la Terre des Varennes fut donnée à Pierre de Puybusque, qui possédait déja Maurémont.
François de Saint Félix, Capitoul de Toulouse entre 1530 et 1561, épouse le 9 juin 1524 Antoinette de Puybusque, fille de Jean de Puibusque, seigneur de Maurémont et apporte en dot à son époux diverses terres, dont Les Varennes. Leur fils Claude, hérite en 1571 du fief des Varennes et fait construire, à l’emplacement du fortulatum, le château actuel, sur le modèle de celui de Maurémont. Ce château fait partie des célèbres « chateaux du pastel » en Lauragais.
Il semble qu’aujourd’hui, les branches de la famille, branche de Varennes et branche des aiguevives soient éteintes, même si la descendance des Saint Félix est nombreuse et largement répartie.
HISTOIRE DE LA COMMUNE
L'ÉGLISE SAINT-JEAN BAPTISTE
L’histoire de l’église Saint-Jean-Baptiste des Varennes remonte au 13ème siècle, où plusieurs sources parlent déjà d’un village et d’une église. La paroisse dépendait alors de l’archiprêtré de Gardouch.
Au 14ème siècle, une réorganisation de diocèse attribue l’église au chapitre Saint-Etienne.
Vers 1519, l’église aurait été remaniée en particulier par la construction de murs en brique de terre crue. Des « baux à besogne » en apportent la preuve. L’église sera partiellement détruite en 1570, lors d’un raid effectué par les Huguenots.
En 1778, la façade de l’église est restaurée, comme en atteste la date inscrite au dessus du porche.
Une véritable reconstruction est entreprise en 1855, avec d’importants travaux effectués sur le mur nord, l’édification de trois chapelles et le réhaussement de la toiture. De 1980 à 2000, divers travaux ont été effectués, restauration de l’autel, peintures intérieures, puis des extérieurs et restauration de vitraux.
Source Eglises de France


